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La croyance relative à Anges



Les anges parmi les religions

Les Juifs, à l'exception des saducéens, admettaient et honoraient les anges, en qui ils voyaient des substances spirituelles, intelligentes, et les premières en dignité entre les créatures.
L'Écriture sainte a conservé quelquefois aux démons le nom d'anges, mais anges de ténèbres ou mauvais anges. Leur chef est appelé le grand dragon et l'ancien serpent, à cause de la forme qu'il prit pour tenter la femme.
Zoroastre enseignait l'existence d'un nombre infini d'anges ou d'esprits médiateurs, auxquels il attribuait non seulement un pouvoir d'intercession subordonné à la providence continuelle de Dieu, mais un pouvoir aussi absolu que celui que les païens prêtaient à leurs dieux. C'est, le culte rendu à des dieux secondaires que saint Paul a condamné.
Les musulmans croient que les hommes ont chacun deux anges gardiens, dont l'un écrit le bien et l'autre le mal. Ces anges sont si bons, ajoutent-ils, que, quand celui qui est sous leur garde fait une mauvaise action, ils le laissent dormir avant de l'enregistrer, espérant qu'il pourra se repentir à son réveil.
Les Persans donnent à chaque homme cinq anges gardiens, qui sont placés: le premier à la droite pour écrire ses bonnes actions, le second à sa gauche pour écrire les mauvaises, le troisième devant lui pour le conduire, le quatrième derrière pour le garantir des démons, et le cinquième devant son front pour tenir son esprit élevé vers le prophète. D'autres portent le nombre, des anges gardiens jusqu'à cent soixante.
Les Siamois divisent les anges en sept ordres, et les chargent de la garde des planètes, des villes, des personnes. Ils disent, que c'est pendant qu'on éternue que les mauvais anges écrivent les fautes des hommes.


La hiérarchie chez les anges

Les théologiens admettent neuf chœurs d'anges en trois hiérarchies:

  • Les Séraphins, les Chérubins, les Trônes.
  • Les Dominations, les Principautés, les Vertus des Cieux.
  • Les Puissances, les Archanges et les Anges.

Les anges et la prise de Constantinople

Parce que des anges en certaines occasions où Dieu l'a voulu ont secouru les Juifs contre leurs ennemis, les peuples modernes ont quelquefois attendu le même prodige. Le jour de la prise de Constantinople par Mahomet II, les Grecs schismatiques, comptant sur la prophétie d'un de leurs moines, se persuadaient que les Turcs n'entreraient pas dans la ville, mais qu'ils seraient arrêtés aux murailles par un ange armé d'un glaive qui les chasserait et les repousserait jusqu'aux frontières de la Perse. Quand l'ennemi parut sur la brèche, le peuple et l'armée se réfugièrent dans le temple de Sainte-Sophie, sans avoir perdu tout espoir. Mais l'ange n'arriva pas et la ville fut saccagée.


La vision d'un ange dans le ciel de Milan

Cardan raconte qu'un jour qu'il était à Milan, le bruit se répandit tout à coup qu'il y avait un ange dans les airs au-dessus de la ville. Il accourut et vit, ainsi que deux mille personnes rassemblées, un ange qui planait dans les nuages, armé d'une longue épée et les ailes étendues. Les habitants s'écriaient que c'était l'ange exterminateur; et la consternation devenait générale, lorsqu'un jurisconsulte fit remarquer que ce qu'on voyait n'était que la représentation qui se faisait dans les nuées d'un ange de marbre blanc placé au haut du clocher de Saint-Gothard.

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