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La croyance relative à Art



L'art de saint Anselme

L'art de saint Anselme est un moyen de guérir superstitieux, employé par des imposteurs qui prenaient le nom d'anselmistes. Ils se contentaient de toucher, avec certaines paroles, les linges qu'on appliquait sur les blessures. Ils devaient le secret de leur art, disaient-ils, à saint Anselme de Cantorbéry. Mais Delrio assure que leur véritable patron est Anselme de Parme.


L'art de saint Paul

L'art de saint Paul est un moyen de prédire les choses futures, prétendu enseigné à saint Paul dans son voyage au troisième ciel, et dont quelques charlatans ont eu le front de se dire héritiers.


L'art des esprits

L'art des esprits est également appelé art angélique. Il consiste dans le talent d'évoquer les esprits et de les obliger à découvrir les choses cachées. D'autres disent que l'art angélique est l'art de s'arranger avec son ange gardien de manière à recevoir de lui la révélation de tout ce qu'on veut savoir.
Cet art superstitieux se pratique de deux manières: ou par extases dans lesquels on reçoit des avis, ou par entretiens avec l'ange que l'on évoque, qui apparaît et qui, en cette circonstance, n'est pas un ange de lumière.


L'art notoire

L'art notoire est une espèce d'Encyclopédie inspirée. Le livre superstitieux qui contient les principes de l'art notoire promet la connaissance de toutes les sciences en quatorze jours. L'auteur du livre dit effrontément que le Saint-Esprit le dicta à saint Jérôme. Il assure encore que Salomon n'a obtenu la sagesse et la science universelle que pour avoir lu en une seule nuit ce merveilleux livre. Il faudrait qu'il eût déjà été dicté par quelque enfant d'Israël, car ce serait un prodige trop grand que Salomon eût lu le manuscrit de saint Jérôme. Mais les faiseurs d'écrits de ce genre ne reculent pas pour si peu.
Gilles Bourdin a publié au XVIe siècle un grimoire obscur sous le titre de l'Art notoire. Il n'est pas probable que ce soit la bonne copie, qui sans doute est perdue. Delrio dit que de son temps les maîtres de cet art ordonnaient à leurs élèves une certaine sorte de confession générale, des jeûnes, des prières, des retraites, puis leur faisaient entendre à genoux la lecture du livre de l'Art notoire, et leur persuadaient qu'ils étaient devenus aussi savants que Salomon, les prophètes et les apôtres. Il s'en trouvait qui le croyaient.
Ce livre a été condamné par le pape Pie V. Mêlant les choses religieuses à ses illusions, l'auteur recommande entre autres choses de réciter tous les jours, pendant sept semaines, les sept psaumes de la pénitence et de chanter tous les matins, au lever du soleil, le Veni Creator, en commençant un jour de nouvelle lune, pour se préparer ainsi à la connaissance de l'Art notoire.
Érasme, qui parle de ce livre dans un de ses colloques, dit qu'il n'y a rien compris; qu'il n'y a trouvé que des figures de dragons, de lions, de léopards, des cercles, des triangles, des caractères hébreux, grecs, latins, et qu'on n'a jamais connu personne qui eût rien appris dans tout cela.
Des doctes prétendent que le véritable Ars notoria n'a jamais été écrit, et que l'Esprit le révèle à chaque aspirant préparé. Il leur en fait la lecture pendant le sommeil s'ils ont sous l'oreille le nom cabalistique de Salomon, écrit sur une lame d'or ou sur un parchemin vierge. Mais d'autres érudits soutiennent que l'Ars notoria existe écrit, et qu'on le doit à Salomon. Le croira qui pourra.


L'art sacerdotal

C'est, selon quelques adeptes, le nom que les Égyptiens donnaient à l'alchimie. Cet art, dont le secret, recommandé sous peine de mort, était écrit en langue hiéroglyphique, n'était communiqué qu'aux prêtres, à la suite de longues épreuves.

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