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La croyance relative à Bacon


Roger Bacon parut dans le XIIIe siècle. C'était un cordelier anglais. Il passa pour magicien, quoiqu'il ait écrit contre la magie, parce qu'il étudiait la physique et qu'il faisait des expériences naturelles. On lui attribue l'invention de la poudre. Il paraîtrait même qu'on lui doit aussi les télescopes et les lunettes à longue vue.


Un homme soupçonné de magie

Bacon était versé dans les beaux-arts, et surpassait tous ses contemporains par l'étendue de ses connaissances et par la subtilité de son génie. Aussi on publia qu'il devait sa supériorité aux démons, avec qui il commerçait.
Ce grand homme croyait à l'astrologie et à la pierre philosophale. Delrio, qui n'en fait pas un magicien, lui reproche seulement des superstitions. Par exemple, François Pic dit avoir lu, dans son livre des six sciences, qu'un homme pourrait devenir prophète et prédire les choses futures par le moyen d'un miroir, que Bacon nomme almuchefi, composé suivant les règles de perspective, « pourvu qu'il s'en serve, ajoute-t-il, sous une bonne constellation, et après avoir tempéré son corps par l'alchimie. »
Cependant Wiérus l'accuse de magie goétique, et d'autres doctes assurent que l'Antéchrist se servira de ses miroirs magiques pour faire des miracles.


L'androïde de Bacon

Bacon se fit, dit-on, comme Albert-le-Grand, une androïde. C'était, assurent les conteurs, une tête de bronze qui parlait distinctement, et même qui prophétisait. On ajoute que, l'ayant consultée pour savoir s'il serait bon d'entourer l'Angleterre d'un gros mur d'airain, elle répondit: Il est temps.


L'œuvre de Bacon

Les curieux recherchent, de Roger Bacon, le petit traité intitulé Spéculum Alchimiœ, traduit en français sous le titre de Miroir d'alchimie.
Par ailleurs, on ne confondra pas Roger Bacon avec François Bacon, grand chancelier d'Angleterre, mort en 1626, que Walpole appelle « le prophète des vérités que Newton est venu révéler aux hommes. »

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