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La croyance relative à Borri


Jaseph-François Borri est un imposteur et alchimiste du XVIIe siècle, né à Milan en 1627.


Les hérésies de Borri

Borri débuta par des actions qui l'obligèrent à chercher refuge dans une église jouissant du droit d'asile. Il parut depuis changer de conduite. Puis il se dit inspiré du ciel, et prétendit que Dieu l'avait choisi pour réformer les hommes et pour rétablir son règne ici-bas. Il ne devait y avoir, disait-il, qu'une seule religion soumise au pape, à qui il fallait des armées, dont lui, Borri, serait le chef, pour exterminer tous les non catholiques. Il montrait une épée miraculeuse que saint Michel lui avait donnée. Il disait avoir vu dans le ciel une palme lumineuse qu'on lui réservait.
Il soutenait que la Sainte-Vierge était de nature divine, conçue par inspiration égale à son fils et présente comme lui dans l'Eucharistie; que le Saint-Esprit s'était incarné en elle; que la seconde et la troisième personne de la Trinité sont inférieures au Père; que la chute de Lucifer entraîna celle d'un grand nombre d'anges qui habitaient les régions de l'air. Il disait que c'est par le ministère de ces anges rebelles que Dieu a créé le monde et animé les brutes, mais que les hommes ont une âme divine; que Dieu nous a faits malgré lui, etc. Il finit par se dire lui-même le Saint-Esprit incarné.


La condamnation de Borri

Borri fut arrêté après la mort d'Innocent X, et, le 3 janvier 1661, condamné comme hérétique et comme coupable de plusieurs méfaits. Mais il parvint à fuir dans le nord, et il fit dépenser beaucoup d'argent à la reine Christine, en lui promettant la pierre philosophale. Il ne lui découvrit cependant pas ses secrets. Il voulait passer en Turquie, lorsqu'il fut arrêté dans un petit village comme conspirateur. Le nonce du pape le réclama, et il fut conduit à Rome, où il mourut on prison le 10 août 1695.

Il est l'auteur d'un livre intitulé La Clef du cabinet du chevalier Borri, où l'on trouve diverses lettres scientifiques, chimiques et très curieuses, ainsi que des instructions politiques, autres choses digne de curiosité, et beaucoup de beaux secrets. (1684). Ce livre est un recueil de dix lettres, dont les deux premières roulent sur les esprits élémentaires. L'abbé de Villars en a donné un abrégé dans l'ouvrage intitulé Le Comte de Gabalis.

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