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La croyance relative à Caron



Le batelier des enfers

La fable du batelier des enfers vint, dit-on, de Memphis, en Grèce. Fils de l'Érèbe et de la Nuit, Caron traversait le Cocyte et l'Achéron dans une barque étroite. Vieux et avare, il n'y recevait que les ombres de ceux qui avaient reçu la sépulture et qui lui payaient le passage. Nul mortel pendant sa vie ne pouvait y entrer, à moins qu'un rameau d'or consacré, à Proserpine ne lui servît de sauf-conduit. Et le pieux Énée eut besoin que la sibylle lui en fit présent lorsqu'il voulut pénétrer dans le royaume de Pluton. Longtemps avant le passage de ce prince, le nocher infernal avait été exilé pendant un an dans un lieu obscur du Tartare, pour avoir reçu dans son bateau Hercule, qui ne s'en était pas muni.


L'origine de Caron

Mahomet, dans le Koran, a confondu Caron avec Coré, que la terre engloutit lorsqu'il outrageait Moïse.
L'Arabe Mutardi, dans son ouvrage sur l'Egypte, fait de Caron un oncle du législateur des Hébreux, et, comme il soutint toujours son parti avec zèle, ce dernier, dit-il, lui apprit l'alchimie et le secret du grand œuvre, avec lequel il amassa des sommes immenses.
Hérodote nous a indiqué l'opinion la plus sûre: Caron fut d'abord un simple prêtre de Vulcain, mais qui sut usurper en Egypte le souverain pouvoir. Parvenu au faîte de la grandeur, il voulut rendre son nom immortel par un ouvrage qui pût attester, dans tous les siècles, l'étendue de sa magnificence. Le tribut qu'il imposa sur les inhumations lui fournit des trésors qui facilitèrent son dessein. C'est à lui que l'on doit ce labyrinthe égyptien, qui fut d'abord le palais qu'il se plut à habiter, et qui passa ensuite dans l'opinion vulgaire pour faire partie des enfers.

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