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La croyance relative à Erreurs populaires



Les contes des écrivains considérés comme véritables

Lorsque le Dante publia son Enfer, la simplicité de son siècle le reçut comme une véritable narration de descente dans les sombres manoirs. A l'époque où l'Utopie de Thomas Morus parut pour la première fois, elle occasionna une plaisante méprise. Ce roman poétique donne le modèle d'une république imaginaire dans une île qui est supposée avoir été nouvellement découverte en Amérique. Comme c'était le siècle, dit Granger, Buddœus et d'autres écrivains, prirent le conte pour une histoire véritable, et regardèrent comme une chose importante qu'on envoyât des missionnaires dans cette île.
Ce ne fut que longtemps après la publication des Voyages de Gulliver, par Swift, qu'un grand nombre de ses lecteurs demeura convaincu qu'ils étaient fabuleux.


Les erreurs populaires enfantées par les savants

Les erreurs populaires sont en si grand nombre, qu'elles ne tiendraient pas toutes dans ce livre. Nous ne parlerons pas des erreurs physiques ou des erreurs d'ignorance: nous ne nous élèverons ici que contre les erreurs enfantées par les savants.
Ainsi Cardan eut des partisans lorsqu'il débita que, dans le Nouveau Monde, les gouttes d'eau se changent en petites grenouilles vertes. Cédrénus a écrit très merveilleusement que tous les rois francs de la première race naissaient avec l'épine du dos couverte et hérissée d'un poil de sanglier. Le peuple croit fermement, dans certaines provinces, que la louve enfante, avec ses louveteaux, un petit chien qu'elle dévore aussitôt qu'il voit le jour.

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