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La croyance relative à Galilée



La prétendue persécution de Galilée

Les protestants, copiés par les jansénistes, ont beaucoup déclamé contre la prétendue persécution qu'essuya Galilée, à cause de ses découvertes astronomiques. On a fait fracas de sa prétendue condamnation au tribunal de l'inquisition romaine. Mais il est prouvé, depuis longtemps déjà, qu'on en impose dans ces récits infidèles. Galilée ne fut pas censuré comme astronome, mais comme mauvais théologien, car il voulait expliquer la Bible.
Ses découvertes, à l'appui du système de Copernic, ne lui eussent pas fait plus d'ennemis qu'à cet autre savant. Ce fut son entêtement à vouloir concilier, à sa manière, la Bible et Copernic, qui le fit rechercher par l'inquisition. En même temps que lui vivaient à Rome plusieurs hommes célèbres, et le saint-siège n'était pas entouré d'ignorants.


Ses voyages à Rome

En 1611, pendant son premier voyage à Rome, Galilée fut admiré et comblé d'honneurs par les cardinaux et les grands seigneurs auxquels il montra ses découvertes. Lorsqu'il y retourna, en 1615, le cardinal Delmonte lui traça le cercle dans lequel il devait prudemment se renfermer. Mais son ardeur et sa vanité l'emportèrent. « Il exigeait, dit Guichardin, que le pape et le saint-office déclarassent le système de Copernic fondé sur la Bible. » Il écrivit à ce sujet mémoires sur mémoires.
Paul V, fatigué de ses instances, accorda que cette controverse fût jugée dans une congrégation. Malgré tout l'emportement qu'y mit Galilée, il ne fut point intéressé dans le décret rendu par la congrégation, qui déclara seulement que le système de Copernic ne paraissait pas s'accorder avec la Bible. Avant son départ, il eut une audience très gracieuse du pape, et Bellarmin se borna, sans lui interdire aucune hypothèse astronomique, à lui interdire ses prétentions théologiques.
Quinze ans après, en 1632, sous le pontificat d'Urbain VIII, Galilée imprima ses célèbres dialogues Delle due massime sisteme del mondo, avec une permission et une approbation supposées. Personne ne réclama. Il fit reparaître ses mémoires écrits en 1646, où il s'efforçait d'ériger la rotation du globe sur son axe en question de dogme. Ses bravades le firent citer à Rome. Il y arriva le 3 février 1633. Il ne fut point logé à l'inquisition, mais au palais de l'envoyé de Toscane. Un mois après il fut mis, non dans les prisons de l'inquisition, comme tant de menteurs l'ont écrit, mais dans l'appartement du fiscal. Au bout de 18 mois, s'étant rétracté, c'est-à-dire ayant renoncé à sa conciliation de Copernic et de la Bible, seule question qui fût en cause, il s'en retourna dans sa patrie. Voici ce qu'il écrivait en 1633, au P. Récénéri, son disciple:
« Le pape me croyait digne de son estime. Je fus logé dans le délicieux palais de la Trinité du Mont. Quand j'arrivai au saint-office, deux pères dominicains m'invitèrent très honnêtement à faire mon apologie. J'ai été obligé de rétracter mon opinion en bon catholique. Pour me punir, on m'a défendu les dialogues, et congédié après 5 mois de séjour à Rome. Comme la peste régnait à Florence, on m'a assuré pour demeure le palais de mon meilleur ami, monseigneur Piccolomini, archevêque de Sienne, où j'ai joui d'une pleine tranquillité. Aujourd'hui, je suis à ma campagne d'Arcètre, où je respire un air pur auprès de ma chère patrie. »

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