Accueil > Les croyances commençant par H > La croyance en harppe

La croyance relative à Harppe



L'enterrement de Harppe

Thomas Bartholin, qui écrivait au XVIIe siècle, raconte, après une ancienne magicienne nommée Landela, dont l'ouvrage n'a jamais été imprimé, un trait qui doit être du XIIIe siècle ou du XIVe.
Un homme du nord qui se nommait Harppe, étant à l'article de la mort, ordonna à sa trois de le faire enterrer tout debout, devant la porte de sa cuisine, afin qu'il ne perdit pas tout à fait l'odeur des ragoûts qui lui étaient chers, et qu'il pût voir à son aise ce qui se passerait dans sa maison. La veuve exécuta docilement et fidèlement ce que son mari lui avait commandé.


Olaus Pa contre le spectre de Harppe

Quelques semaines après la mort de Harppe, on le vit souvent apparaître sous la forme d'un fantôme hideux qui tuait les ouvriers et molestait tellement les voisins, que personne n'osait plus demeurer dans le village. Un paysan, nommé Olaus Pa, fut assez hardi pour attaquer ce vampire. Il lui porta un grand coup de lance, et laissa la lance dans la plaie. Le spectre disparut, et le lendemain Olaus fit ouvrir le tombeau du mort. Il trouva sa lance dans le corps de Harppe au même endroit, où il avait frappé le fantôme.
Le cadavre n'était pas corrompu: on le tira de terre, on le brûla, on jeta ses cendres à la mer, et on fut délivré de ses funestes apparitions. « Le corps de Harppe, dit ici Dom Calmet (si l'on admet la vérité de ce fait), était donc réellement sorti de terre lorsqu'il apparaissait. Ce corps devait être palpable et vulnérable, puisqu'on trouva la lance dans la plaie. Comment sortit-il de son tombeau, et y comment y rentra-t-il? C'est la difficulté. Car, qu'on ait trouvé la lance et la blessure sur son corps, cela ne doit pas surprendre, puisqu'on assure que les sorciers qui se métamorphosent en chiens, en loups-garous, en chats, etc., portent dans leurs corps humains les blessures qu'ils ont reçues aux mêmes parties des corps dont ils se sont revêtus, et dans lesquels ils apparaissent. »
Le plus croyable sur celte histoire peu avérée est que c'est un conte.

Autres croyances :