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La croyance relative à Luther



Un fameux religieux du XVIe siècle

Martin Luther est le plus fameux novateur religieux du XVIe siècle. Il est né en 1484 en Saxe, et mort en 1546. Il fut d'abord d'une condition misérable, dut son éducation à la charité des moines, et entra chez les Augustins d'Erfurt. Devenu professeur de théologie, il s'irrita de ne pas être le judas des indulgences, c'est-à-dire de n'en pas tenir la bourse. Il écrivit contre le pape et prêcha contre l'Eglise romaine.
Luther devint épris de Catherine Bore, religieuse. Il l'enleva de son couvent avec huit autres sœurs, se hâta de l'épouser, et publia un écrit où il comparait ce rapt à celui que Jésus-Christ fit le jour de la passion, lorsqu'il arracha les âmes de la tyrannie de Satan...


La mort de Luther

Quant à sa mort, ses ennemis ont assuré que le diable l'avait étranglé. Et d'autres, qu'il était mort subitement en allant à la garde-robe, comme Arius, après avoir trop soupé; que son tombeau ayant été ouvert le lendemain de son enterrement, on n'y avait pu trouver son corps, et qu'il en était sorti une odeur de soufre insupportable.
George Lapôtre a dit qu'il était fils d'un démon et d'une sorcière. A la mort de Luther, disent les relations les plus répandues, une troupe de démons en deuil vint chercher cet ami de l'enfer. Ils étaient habillés en corbeaux. Ils assistèrent invisiblement aux funérailles. Et Thyræus ajoute qu'ils emportèrent ensuite le défunt loin de ce monde, où il ne devait que passer.
On conte encore que le jour de sa mort, tous les démons qui se trouvaient, en une certaine ville de Brabant sortirent des corps qu'ils possédaient, et y revinrent le lendemain. Et comme on leur demandait où ils avaient passé la journée précédente, ils répondirent que par le commandement de leur prince, ils s'étaient rendus aux funérailles de Luther.
Le valet, de Luther, qui l'assistait à sa mort, déclara en conformité de ceci, qu'ayant mis la tête à la fenêtre pour prendre de l'air au moment du trépas de son maître, il aperçut plusieurs esprits hideux et horribles qui sautaient et dansaient autour de la maison, et des corbeaux qui accompagnaient le corps en croassant jusqu'à Wittemberg...


La dispute de Luther avec le diable

La dispute de Luther avec le diable a fait beaucoup de bruit. Un religieux vint un jour frapper rudement à sa porte, en demandant à lui parler. Le renégat ouvre. Le prétendu moine regarde un moment le réformateur, et lui dit:
« — J'ai découvert dans vos opinions certaines erreurs papistiques, sur lesquelles je voudrais conférer avec vous.
— Parlez, répond Luther »
L'inconnu propose d'abord quelques discussions assez simples, que Luther résolut aisément. Mais chaque question nouvelle était plus difficile que la précédente, et le moine supposé exposa bientôt des syllogismes très embarrassants. Luther offensé lui dit brusquement: « Vos questions sont trop embrouillées. J'ai pour le moment autre chose à faire que de vous répondre. » Cependant il se levait pour argumenter encore, lorsqu'il remarqua que le religieux avait le pied fendu, et les mains armées de grilles. « N'es-tu pas, lui dit-il, celui dont la naissance du Christ a dû briser la tête? » Et le diable, qui s'attendait avec son ami à un combat d'esprit et non à un assaut d'injures, reçut dans la figure l'encrier de Luther, qui était de plomb. On montre encore sur la muraille à Wittemberg les éclaboussures de l'encre.
On trouve ce fait rapporté avec quelque différence de détails dans le livre de Luther sur la messe privée, sous le titre de Conférence de Luther avec le diable. Il conte que, s'étant éveillé un jour vers l'heure de minuit, Satan disputa avec lui, l'éclaira sur les erreurs du catholicisme, et l'engagea à se séparer du pape. C'est donner à sa secte une assez triste origine.
L'abbé Cordemoy pense, avec beaucoup d'apparence de raison, que certains critiques ont tort de prétendre que cette pièce n'est pas de Luther. Il est constant qu'il était très visionnaire.

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