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La croyance relative à Magnétisme



Une science occulte

Le magnétisme est une science occulte, pratiquée autrefois par l'hérétique Marc, renouvellée par Mesmer pour la guérison des maladies, perfectionnée pour la pratique manuelle par Puységur, et qui produit des effets surprenants, dit-on, mais quelques fois ténébreux. Car tous ne supportent pas la lumière. Pigault-Lebrun, qui ne croyait à rien, croyait au magnétisme.


L'anecdote du Gascon magnétisé

Voici une anecdote qui a fait quelque bruit dans une ville voisine de la capitale. Un brave des bords de la Garenne venu à Paris en octobre 1819 pour solliciter une petite place alla trouver le magnétiseur habile: « M. le comte, lui dit-il, je viens à vous comme à la source de vie. Je suis atteint d'un mal où les médecins ne peuvent rien. J'ai sans cesse des besoins, des inquiétudes, j'éprouve un vide insupportable, un grand appétit, je suis d'humeur enjouée et je me désole. »
Cette maladie sembla si embrouillée, si importante, qu'on négligea toutes les autres cures pour s'en occuper. On fit dîner le gascon, qui mangea notablement, et le soir même on voulut le magnétiser. Mais on l'endormit si bien qu'il n'éprouva aucune crise de somnambulisme et qu'il ne put répondre à aucune question. L'expérience fut répétée plusieurs fois sans que le malade voulût jamais parler pendant son sommeil magnétique. Il n'en parut que plus intéressant.
On le soigna mieux et pour apprendre enfin la cause du mal qui le tourmentait. On le conduisit éveillé devant une dame qui se faisait magnétiser quelquefois, qui, dans ces sortes de circonstances, prophétisait et devinait avec le plus grand talent. Elle n'eut pas plus tôt touché le Gascon qu'elle s écria qu'il avait le ver solitaire, la rate dérangée, une foule d'autres maladies, dont elle indiqua le remède. On cria miracle. Peu s'en fallut qu'on ne se mit à genoux devant le magnétiseur. Mais le lendemain, lorsqu'on voulut commencer les médicaments, le Gascon troubla l'allégresse générale: « Le vide dont je vous ai parlé, dit-il, est dans ma bourse. J'étais malade de n'avoir pas le sou. Je viens d'obtenir ma petite place. Je suis guéri et bien reconnaissant de la bonne chère que vous m'avez faite, car je n'avais pas de crédit. »

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