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La croyance relative à Marguerite



La princesse Marguerite et ses 365 enfants

Marguerite est une princesse hollandaise qui vivait au XIIIe siècle. Ayant refusé brutalement l'aumône à une pauvre trois qui avait plusieurs enfants et lui ayant reproché sa fécondité, cette pauvresse lui prédit qu'elle-même aurait autant d'enfants qu'il y a de jours dans l'an. Elle accoucha en effet de 365 enfants qui furent présentés sur deux grands plats à Loosduynen prés de La Haye, où cette histoire n'est pas mise en doute, et où les deux plats ont été conservés ainsi que le tombeau des 365 enfants, morts aussitôt après leur baptême.


Marguerite et son esprit familier

Marguerite est une Italienne, qui avait un esprit familier. Lenglet-Dufresnoy rapporte ainsi son histoire, sur le témoignage de Cadran:
« Il y avait à Milan une femme, nommée Marguerite, qui publiait partout qu'elle avait un diable ou esprit familier qui la suivait et l'accompagnait partout, mais qui pourtant s'absentait deux ou trois mois de l'année. Elle trafiquait de cet esprit, car souvent elle était appelée en beaucoup de maisons, et incontinent qu'on lui avait fait commandement d'évoquer son esprit, elle courbait la tête ou l'enveloppait de son tablier, et commençait à l'appeler et adjurer en sa langue italienne.
Il se présentait soudain à elle et répondait à son évocation. La voix de cet esprit ne s'entendait pas auprès d'elle, mais loin, comme si elle fût sortie de quelque trou de muraille. Et si quelqu'un se voulait approcher du lieu où la voix de cet esprit résonnait, il était étonné qu'il ne l'entendait plus en ce lieu, mais en quelque autre coin de la maison. Quant à sa voix, elle n'était point articulée ni formée de manière qu'on la put entendre, mais elle était grêle et faible, de sorte qu'elle se pouvait dire plutôt un murmure qu'un son de voix. Et après que cet esprit avait ainsi sifflé et murmuré, cette vieille lui servait de truchement, et faisait entendre aux autres ce qu'il avait dit.
Elle a demeuré en quelques maisons où il y a des femmes qui ont observé ses façons de faire, qui disent qu'elle enferme quelquefois cet esprit en un linceul, et qu'il a coutume de lui mordre la bouche tellement qu'elle a presque toujours les lèvres ulcérées. Cette misérable femme est en si grande horreur à tout le monde à cause de cet esprit, qu'elle ne trouve personne qui la veuille loger ou fréquenter avec elle. »
Nous n'ayons pas besoin d'ajouter que c'était là un tour de ventriloquie.

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