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La croyance relative à Mariage



Les moyens de savoir quand on se mariera

On a plusieurs moyens de connaître quand et avec qui on se mariera. M. Chopin conte qu'en Russie les jeunes filles curieuses de connaître si elles seront mariées dans l'année forment un cercle dans lequel chacune répand devant soi une pincée de grains d'avoine. Cela fait, une trois placée au centre, et tenant un coq enveloppé, tourne plusieurs fois sur elle-même en fermant les yeux et lâche l'animal, qu'on a eu soin d'affamer. Il ne manque pas d'aller picoter le grain. Celle dont l'avoine a été la première entamée peut compter sur un prochain mariage. Plus le coq y met d'avidité, et plus promptement l'union pronostiquée doit se conclure.
De même, ceux qui désirent apprendre (toujours chez les Russes) si une jeune fille se mariera bientôt, font un treillage en forme de pont avec de petites branches entrelacées, et le mettent sous son chevet sans qu'elle s'en aperçoive. Le lendemain on lui demande ce qu'elle a vu en songe. Si elle raconte avoir passé un pont avec un jeune homme, c'est un signe infaillible qu'elle lui sera unie la même année. Cette divination s'appelle en russe most mastite.


Le moyen de connaître son futur époux

S'il est naturel à une jeune fille russe de désirer le mariage, il ne l'est pas moins qu'elle souhaite de connaître celui qui sera son époux. Le moyen suivant satisfait sa curiosité. Elle se rend à minuit dans une chambre écartée où sont préparés deux miroirs placés parallèlement vis-à-vis l'un de l'autre et éclairés de deux flambeaux. Elle s'assied et prononce par trois fois ces mots: Kto moy soujnoy kto moy riajnoy, tot pokajetsia mnie (Que celui qui sera mon époux m'apparaisse). Après quoi elle porte ses regards sur l'un des miroirs, et la réflexion lui présente une longue suite de glaces. Sa vue doit se fixer sur un espace éloigné et plus obscur, où l'on prétend que se fait l'apparition. On conçoit que plus le lieu observé paraît éloigné, et plus il est facile à l'imagination déjà préoccupée de se faire une illusion. On se sert du même procédé pour savoir ce que font des personnes absentes.
On lit également dans Les admirables secrets du petit Albert, cette manière de connaître avec qui on s'unira. Il faut avoir du corail pulvérisé et de la poudre d'aimant, et les délayer ensemble avec du sang de pigeon blanc. On fera un petit peloton de pâte qu'on enveloppera dans un morceau de taffetas bleu. On se le pendra au cou. On mettra sous son chevet une branche de myrte vert, et on verra en songe la personne qu'on doit épouser. Les filles ou veuves obtiennent le même résultat en liant une branche de peuplier avec leurs chausses sous le chevet, et se frottant les tempes avant de dormir d'un peu de sang de huppe.
On croit aussi dans plusieurs provinces que les époux qui mangent ou boivent avant la célébration du mariage ont des enfants muets.

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