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La croyance relative à Martin



L'histoire de Saint Martin et du diable

Un jour que saint Martin de Tours disait la messe, le diable entra dans l'église avec l'espoir de le distraire. Cette naïve historiette de la Légende dorée, représentée dans une église de Brest, parut à Grosnet un trait si joli qu'il le mit en vers.
Le diable était, selon cet ancien poète, dans un coin de l'église, écrivant sur un parchemin les caquets des femmes et les propos inconvenants qu'on tenait à ses oreilles pendant les saints offices. Quand sa feuille fut remplie, comme il avait encore bien des notes à prendre, il mit le parchemin entre ses dents et le tira de toutes ses forces pour l'allonger. Mais la feuille se déchira, et la tête du diable alla frapper contre un pilier qui se trouvait derrière lui.
Saint Martin, qui se retournait alors pour le Dominus vobiscum, se mit à rire de la grimace du diable, et perdit ainsi le mérite de sa messe, au jugement du moins de l'esprit malin, qui se hâta de fuir.


La sorcière Marie Martin

Marie Martin est une sorcière du bourg de La Neufville-le-Roi, en Picardie, qui fut arrêtée pour avoir fait mourir des bêtes et des hommes par sortilège. Un magicien qui passait par là la reconnut. Et sur son avis, la sorcière fut rasée. On lui trouva la marque du diable, ayant l'empreinte d'une patte de chat.
Elle dit au juge qu'elle se reconnaissait coupable. Traduite à la prévôté, elle avoua qu'elle était sorcière, qu'elle jetait des sorts au moyen d'une poudre composée d'ossements de trépassés; que le diable Cerbérus lui parlait ordinairement. Elle nomma les personnes qu'elle avait ensorcelées et les chevaux qu'elle avait maléficiés. Elle dit que, pour plaire à Cerbérus, elle n'allait pas à la messe deux jours avant de jeter ses sorts, qu'elle a été au chapitre tenu par Cerbérus, et qu'elle y a été conduite la première fois par Louise Morel, sa tante. Dans son second interrogatoire, elle déclara que la dernière fois qu'elle avait été au sabbat, c'était à Varipon, près de Noyon; que Cerbérus, vêtu d'une courte robe noire, ayant une barbe noire, coiffé d'un chapeau à forme haute, tenait son chapitre près des haies dudit Varipon, et qu'il appelait par leurs noms les sorciers et sorcières.
Elle fut condamnée par le conseil de la ville de Montdidier à être pendue, le 2 juin 1586. Elle en appela au parlement de Paris, qui rejeta le pourvoi. Son exécution eut lieu le 25 juillet même année.

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