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La croyance relative à Monstre



Le monstre-fœtus de Méry

Méry, célèbre anatomiste et chirurgien-major des invalides, vit et disséqua, en 1720, un petit monstre né à six mois de terme, sans tête, sans bras, sans cœur, sans poumons, sans estomac, sans reins, sans foie, sans rate, sans pancréas, et pourtant né vivant. Cette production extraordinaire fut suivie d'une fille bien organisée, qui tenait au petit monstre par un cordon ombilical commun. Son observation est consignée dans les Mémoires de l'Académie des sciences.
Comment la circulation du sang s'opérait-elle dans cet individu dépourvu do cœur? Méry essaya de l'expliquer dans une dissertation. En d'autres temps, on eût tout mis sur le compte du diable.


Quelques contes merveilleux sur les monstres

Il y a beaucoup de monstres dans les historiens des siècles passés. Torquemada rapporte qu'Alexandre, faisant la guerre des Indes, vit plus de 130 000 hommes ensemble qui avaient des têtes de chiens et aboyaient comme eux. Il dit aussi que certains habitants du mont Milo avaient huit doigts aux pieds et tournés en arrière, ce qui rendait ces hommes extrêmement légers à la course.
On voit dans des vieilles chroniques qu'il y avait au nord des hommes qui n'avaient qu'un œil au milieu du front. En Albanie, des hommes dont les cheveux devenaient blancs dès l'enfance, et qui voyaient mieux la nuit que le jour (conte produit par les Albinos). Des Indiens qui avaient des têtes de chien. D'autres sans cou et sans tête, ayant les yeux aux épaules. Et ce qui surpasse toute admiration, un peuple dont le corps était velu et couvert de plumes comme les oiseaux, et qui se nourrissaient seulement de l'odeur des fleurs.
On a pourtant ajouté foi à ces fables.


Le concombre monstrueux de Jean Struys

N'oublions pas les fables qui se trouvent consignées dans le Journal des voyages de Jean Struys, qui dit avoir vu de ses propres yeux les habitants de l'île de Formose, ayant une queue au derrière, comme les bœufs.
Il parle aussi d'une espèce de concombre qui se nourrit, dit-on, des plantes voisines. Cet auteur ajoute que ce fruit surprenant a la figure d'un agneau avec les pieds, la tête et la queue de cet animal distinctement formés. D'où on l'appelle, en langage du pays, banarel ou bonarez, qui signifie agneau. Sa peau est couverte d'un duvet fond blanc aussi délié que de la soie. Les Tartares et les Moscovites en fond grand état, et la plupart le gardent avec soin dans leurs maisons, où cet auteur en a vu plusieurs. Il croît sur une tige d'environ trois pieds de haut. L'endroit par où il tient est une espèce de nombril sur lequel il se tourne et se baisse vers les herbes qui lui servent de nourriture, se séchant et se flétrissant aussitôt que ces herbes lui manquent. Les loups l'aiment et le dévorent avec avidité parce qu'il a le goût de la chair d'agneau. Et l'auteur ajoute qu'on lui a assuré que cette plante a effectivement des os, du sang et de la chair. D'où vient qu'on l'appelle dans le pays Zoophité, c'est-à-dire plante animale.

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