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La croyance relative à Birck



Le fantôme de Birck

Humbert Birck est un notable bourgeois d'Oppenheim et maître de pension, mort en novembre 1620, peu de jours avant la Saint Martin. Le samedi qui suivit ses obsèques, on ouït certains bruits dans la maison où il avait demeuré avec sa première femme, car, étant devenu veuf, il s'était remarié. Son beau-frère soupçonnant que c'était lui qui revenait, lui dit: « Si vous êtes Humbert, frappez trois fois contre le mur. » En effel, on entendit trois coups seulement; d'ordinaire il en frappait plusieurs. Il se faisait entendre aussi à la fontaine où l'on allait puiser de l'eau, et troublait le voisinage, se manifestant par des coups redoublés, un gémissement, un coup de sifflet ou un cri lamentable. Cela dura environ six mois.
Au bout d'un an, et peu après son anniversaire, il se fit entendre de nouveau plus fort qu'auparavant. On lui demanda ce qu'il souhaitait. Il répondit d'une voix rauque et basse: « Faites venir, samedi prochain, le curé et mes enfants. » Le curé étant malade ne put venir que le lundi suivant, accompagné de bon nombre de personnes. On demanda au mort s'il désirait des messes: il en désira trois; s'il voulait qu'on fît des aumônes; il dit: « Je souhaite qu'on donne aux pauvres huit mesures de grain; que ma veuve fasse des cadeaux à tous mes enfants, et qu'on réforme ce qui a été mal distribué dans ma succession, somme qui montait à vingt florins. »
Sur la demande qu'on lui fit, pourquoi il infestait plutôt cette maison qu'une autre, il répondit qu'il était forcé par des conjurations et des malédictions. S'il avait reçu les sacrements de l'église, « Je les ai reçus, dit-il, du curé votre prédécesseur. » On lui fit dire avec peine le Pater et l'Ave, parce qu'il en était empêché, à ce qu'il assurait, par le mauvais esprit, qui ne lui permettait pas de dire au curé beaucoup d'autres choses.


L'exécution des dernières volontés de Birck

Le curé, qui était un prémontré de l'abbaye de Toussaints, se rendit à son couvent afin de prendre l'avis du supérieur. On lui donna trois religieux pour l'aider de leurs conseils. Ils se rendirent à la maison, et dirent à Humbert de frapper la muraille. Il frappa assez doucement. « Allez chercher une pierre, lui dit-on alors, et frappez plus fort. » Ce qu'il fit. Quelqu'un dit à l'oreille de son voisin, le plus bas possible: « Je souhaite qu'il frappe sept fois. » Et aussitôt l'âme frappa sept fois. On dit le lendemain les trois messes que le revenant avait demandées. On se disposa aussi à faire un pèlerinage qu'il avait spécifié dans le dernier entretien qu'on avait eu avec lui. On promit de faire, les aumônes au premier jour, et, dès que ses dernières volontés furent exécutées, Humbert Birck ne revint plus.

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