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La croyance relative à Capperon


Capperon est le doyen de Saint-Maixant. Il publia, dans le Mercure de 1726, une lettre sur les fausses apparitions, que Lenglet-Dufresnoy a réimprimée dans son recueil. Il montre peu de crédulité et combat les fausses apparitions avec des raisons assez bonnes.


L'histoire de la femme maltraitée par un spectre

Capperon conte qu'un jour il fut consulté sur une femme qui disait voir chaque jour, à midi, un esprit en figure d'homme, vêtu de gris, avec des boutons jaunes, lequel la maltraitait fort, lui donnant même de grands soufflets; ce qui paraissait d'autant plus certain qu'une voisine protestait qu'ayant mis sa main contre la joue de cette femme dans le temps qu'elle se disait maltraitée, elle avait senti quelque chose d'invisible qui la repoussait.
Ayant reconnu que cette femme était fort sanguine, Capperon conclut qu'il fallait lui faire une saignée, avec la précaution de lui en cacher le motif. Ce qui ayant été exécuté, l'apparition s'évanouit.


Ses doutes à propos des visions

Tous les traits que rapporte Capperon, et tous ses raisonnements, prouvent que les vapeurs ou l'imagination troublée sont la cause de la plupart des visions. Il admet les visions rapportées dans les livres saints, mais il repousse les autres assez généralement.
Il parle encore d'une, autre femme à qui un esprit venait tirer toutes les nuits la couverture. Il lui donna de l'eau, en lui disant d'en asperger son lit, et ajoutant que cette eau, particulièrement bénite contre les revenants, la délivrerait de sa vision. Ce n'était que de l'eau ordinaire, mais l'imagination de la vieille femme se rassura par ce petit stratagème, qu'elle ne soupçonnait pas, et elle ne vit plus rien.

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