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La croyance relative à Enlèvement



Des histoires d'enlèvement par le diable

Une Allemande avait contracté l'habitude de jurer et de dire des mots de corps-de-garde. Elle fut bientôt le modèle de quelques femmes de son pays, et il fallut un exemple pour arrêter le désordre. Un jour qu'elle prononçait avec énergie ces paroles, qui sont tristes surtout dans la bouche d'une femme: Que le diable m'emporte!... le diable arriva et l'emporta.
On lit en beaucoup de livres qu'un certain comte de Mâcon, homme violent et impie exerçait une espèce de tyrannie contre les ecclésiastiques et contre ce qui leur appartenait, sans se mettre en peine de cacher ni de colorer ses violences. Un jour qu'il était assis dans son palais, bien accompagné, on y vit entrer un inconnu à cheval, qui s'avança jusqu'auprès du comte, et lui dit: « Suivez-moi, j'ai à vous parler. » Le comte le suit, entraîné par un pouvoir surnaturel. Lorsqu'il arrive à la porte, il trouve un cheval préparé, le monte, et il est transporté dans les airs, criant d'une voix terrible, à ceux qui étaient présents: « A moi! au secours!.... » On le perdit de vue, et on ne put douter que le diable ne l'eût emporté.
Dans la même ville il y eut un bailli qui fut aussi enlevé par le diable, à l'heure de son dîner, et porté trois fois autour de Mâcon, à la vue de tous les habitants, qui assurent ne l'avoir pas vu revenir.

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